Routage achevé

par Le Grincheux  

Le routage de la carte de gestion des alimentations n'a pas été simple mais il est achevé. Comme contrainte, je voulais une carte contenant la partie filtrage du secteur, alimentation isolée, régulation et la logique séquentielle. Je voulais aussi avoir des voyants indiquant l'état des différents registres.

Le circuit complet tient sur un PCB de quatre couches FR4 35µm pour toutes les couches de dimension 40cm par 18cm. J'aurais pu le faire plus petit en prenant des composants CMS, mais cela aurait nécessité l'intervention d'un câbleur professionnel, ce qui, pour de très petites séries, a un coût prohibitif.

Routage achevé

Fig. 1 : vue d'ensemble

On voit mal de loin, alors voici une vue de plus près. Il y a du monde. Les pistes de signal font 0,254 mm (10 mils).

Routage achevé

Fig. 2 : détail

Cette carte sera fabriquée par Safe-PCB. Je travaille de longue date avec eux, ils font un excellent travail sur des cartes huit couches avec des pistes de 5 mils. Cela ne devrait donc pas leur poser de problème.

Une dernière image pour la route, une vue 3D. Je n'ai pas tous les modèles de composants, certaines empreintes sont vides mais cela donne une bonne idée du résultat.

Routage achevé

Fig. 3 : vue 3D de la carte de gestion des alimentations

Naturellement, les normes CE ont été respectées durant le routage. Le logo n'est pas usurpé.

Séquenceur d'alimentation

par Le Grincheux  

Non, ce blog n'est pas mort. Pas encore. Son rédacteur n'est pas décédé à la suite d'une sévère électrocution non plus. Avant d'avancer plus loin dans ce projet, il me fallait mettre au point la carte électronique du séquenceur d'alimentation et surtout le tester en environnement hostile. Typiquement, la température à l'intérieur d'un boîtier contenant de l'électronique à vide peut vite monter à 60°C

Pour rappel, cette carte de gestion est un automate séquentiel car il est impossible de garantir le bon fonctionnement d'un microprocesseur dans un environnement potentiellement chaud. Par (mauvaise) expérience dans la conception de systèmes embarqués, je sais que les durées de rétention des mémoires flash n'est que de quelques mois à 60°C.

Le séquenceur d'alimentation dont le schéma figure à la fin de cet article a été réalisé sous la forme d'un prototype qui a été testé plus de 10000 heures à 70°C. Il comporte sa propre alimentation commutable 115/230V fonctionnant entre 50 et 60Hz. Attention, si ce schéma comporte tous les composants, il ne contient pas toutes les informations nécessaires à la reproduction de cette carte. En particulier ne figurent pas les types de condensateurs spéciaux, les puissances des résistances et quelques autres informations plus ou moins utiles.

Je proposerai dans un futur proche un circuit imprimé à la vente.

  gestion_alimentations.pdf

De la pratique du placebo chez l'idiophile, saison 6 : le fusible

par Le Grincheux  


Je viens de tomber sur quelque chose d'exceptionnel. Rien de moins que le fusible idiophile. Je ne peux que vous en faire profiter. Admirez ce magnifique composant :

De la pratique du placebo chez l'idiophile, saison 6 : le fusible

Fig. 1 : fusibles idiophiles

Create Audio Fusible Audiophile Semi lent 3A 250V Plaqué Or/Rhodium 5x20mm x1 au prix imbattable de 12,90 € TTC (plus de 30 jours de délai).

De la pratique du placebo chez l'idiophile, saison 6 : le fusible

Fig. 2 : polarisation du fusible

Fusible à fusion temporisée moyennement rapide de 5 x 20 mm
Pour utiliser dans les circuits présentant des pointes de courant brèves.

Caractéristiques:

  • Embout plaqué Or
  • Embout plaqué Rhodium
  • Boîtier en céramique
  • Tension de service : 250 V
  • Vendu à l'unité

Heureusement, pour ce prix-là, le coffret est offert.

De la pratique du placebo chez l'idiophile, saison 6 : le fusible

Fig. 3 : coffret cadeau

Mon esprit chagrin note tout de même qu'il y a un sens pour le courant, ce qui est assez étrange pour un fusible fonctionnant en 250V alternatifs.

Étonnant, non ?

De la pratique du placebo chez l'idiophile, saison 5

par Le Grincheux  

J'étais en train de fureter sur différents sites internet parlant d'amplificateurs pour voir comment les différents fabricants avaient résolu le problème de la précharge des condensateurs de filtrage lorsque mon œil a été attiré par un titre de discussion particulièrement intéressant puisqu'il s'agissait purement et simplement de construire une barrette secteur audiophile. Rien que ça.

Mon esprit tordu m'a poussé à aller voir cette réalisation sans nul doute intéressante. Pour ceux qui voudraient voir comme moi l'étendue du désastre, c'est par . Âmes sensibles s'abstenir.

Je fais donc ici un petit résumé pour ceux qui n'auraient pas le courage de lire toutes l'enfilade en question ou qui auraient abandonné devant tant d'inepties. Donc voici ce que prétend l'inventeur de la barrette secteur idiophile pardon audiophile :

Je vais vous faire un petit compte rendu de mes écoutes d'hier.

Je précise tout d'abord que bien qu'étant conscient que la conception de la barrette était la meilleure possible pour l'alimentation de chacun de mes matériels, je restais plutôt réservé quant à son amélioration sur la musique, d'autant que mon matériel est plutôt basique.

Branchements : rien n'explose, pas de courts circuits, c'est déjà ça, le câblage est bon !

J'allume l'ampli et le lecteur CD et je lance un CD : "Hoover" d'Hooverphonic. Ce CD est pour moi une référence lors d'écoutes comparatives car je le connais à fond. Le CD était déjà dans le lecteur la veille, et le volume de l'ampli n'avait pas bougé.

1eres impressions (2 heures d'écoutes variées) :

  • le volume est trop élevé, il faut que je le baisse de 4 points, ça se confirmera pour tous les autres CD ;
  • j'écoute et je reste sur le c*l !

L'ampli a accru sa dynamique comme jamais, j'ai l'impression d'en avoir un nouveau ! C'est un peu comme si on remplaçait le super par du nitro dans une voiture.

Le lecteur n'est pas en reste, le spectre sonore est bien mieux reproduit, les graves sont profonds, les médiums très justes et relevés, les aigus bien plus nets : j'ai l'impression d'avoir rajouté un super tweeter à mes enceintes. J'ai l'impression qu'à tout moment le son va déborder mais tout reste bien tenu, à la limite des capacités des enceintes, mais avec un plaisir d'écoute jusqu'ici inégalé sur mon système. Les effets stéréo sont enveloppants, chaque élément est à sa place, l'image est élargie, les silences sont parfaits, on retient son souffle. Plein de micro-détails apparaissent qu'on ne percevait pas avant.

Bref, je suis totalement bluffé par l'apport de cette barrette sur la musique. Je pense que mon système s'en trouve amélioré de 15 à 20 %. C'est beaucoup, mais j'essaie d'être objectif malgré le fait que j'en sois le concepteur. On pourrait me dire que vu le temps et l'argent dépensés, l'effet placebo est là, mais non, au départ je n'en attendait pas autant, et mes écoutes en ont donné plus !

La barrette Supra que j'avais avant ça me fait maintenant l'impression d'un tube creux qui laissait passer le courant sans rien apporter. Ma barrette DIY me fait penser à un booster de courant.

J'ai un peu de mal à croire qu'une simple multiprise bricolée pouvait aboutir à une quelconque amélioration de son système jusqu'à ce que je tombe de ma chaise et à un tournant du fil (tiens, un zeugme) sur l'explication pseudo-scientifique suivante. Accrochez-vous bien, elle est sévère :

C'est dû à l'introduction des fréquences dans la propagation électrique. Plus il y a d'harmoniques — porteuse du signal qui sera décodée en données lorsque tu surfes —, plus il faut d'électrons pour former ces harmoniques. La matière étant limitée en nombre d'électrons, ces derniers s'accumulent au niveau du CPL, laissant ainsi les autres appareils dépourvus, jusqu'à obtenir des micro coupures visibles. Lorsque le CPL est en bout de chaîne, il n'y a plus aucun appareil attirant l'électron après le CPL (coupure), lorsqu'il est en début de chaîne, beaucoup plus d'électrons passent grâce à la force d'attraction induite par la manque de courant dans les autres appareils (pas coupure). Voilà.

Oui, c'est du lourd. Il faudrait tout de même que ces bricoleurs fassent attention. S'ils laissent trop d'électrons s'accumuler et que l'isolant du câble fuit un peu, cela risque de faire une grosse flaque par terre. C'est dangereux, quelqu'un pourrait glisser dessus. En plus, au bout de quelques jours ils commencent à se décomposer et là c'est franchement nauséabond.

Par ailleurs, il y a un problème. Un courant de 1 mA, c'est 6,242.1015 électrons par secondes. Avec un tel débit, il n'y en aura bientôt plus !

La question du boîtier

par Le Grincheux  

Maintenant que j'ai une idée plus précise de ce qui va se trouver dans cet amplificateur, il s'agit de voir si tout peut tenir dans un boîtier aluminium de taille raisonnable. Le but n'est pas de voir les tubes, mais d'avoir un boîtier fermé dissipant correctement la chaleur de l'électronique et un tant soit peu blindé. En effet, je tiens à éviter les bavures des transformateurs d'alimentations et des régulateurs sur la partie signal.

Ce boîtier sera sans doute fabriqué sur mesure par Schaeffer. J'ai déjà travaillé avec eux et la qualité de leur fabrication est correcte sans que le prix en soit disproportionné.

Comme dimensions extérieures hors pieds, j'ai pris comme référence un amplificateur haute fidélité du commerce mais à transistors. J'ai donc en tout et pour tout en hors tout une largeur de 435 mm, une profondeur de 465 mm et une hauteur de 160 mm. La gageure est de faire tenir dans cet espace trois transformateurs d'alimentations, deux transformateurs de sortie, une carte de gestion des alimentations, quatre régulateurs à découpage pour les tensions de chauffage des tubes deux fois deux régulations linéaires pour les hautes tensions, les cartes des deux amplificateurs monophoniques et la carte mémoire à diode pour faire la liaison antre le sélecteur de source et les relais Reed des circuits.

Je pense avoir trouvé une solution intéressante et assez bien équilibrée d'un point de vue strictement mécanique.

Fig. 1 : boîtier (le même en grand)

Quelques explications. Pour être sûr que tout rentrait correctement sans problème apparant, j'ai dû modéliser en 3D les différents tubes électroniques (qui seront vraisemblablement des JJ Tesla ECC82, ECC83, ECC803, EF806 et EL34), les différents transformateurs (trois toriques et deux transformateurs plus classiques) et les radiateurs des composants TO220. Il manque le régulateur TO247 à découpage du 5V de la carte de gestion des alimentations, mais il sera toujours possible de le caser sur l'un ou l'autre côté de la carte dépassant de la carte de régulation du chauffage.

Au centre se trouvent les alimentations. En partant de l'arrière du boîtier se trouvent les transformateurs toriques pour les alimentations de chauffage et de puissance. À l'avant de ces transformateurs se trouvent une carte de couleur parme pour la gestion des alimentations et une carte couleur taupe pour les quatre régulateurs à découpage pour le chauffage (une régulation 6,3V avec un offset nul et une seconde avec un offset de 100V pour chaque amplificateur) puis un transformateur torique donnant du 5V à la carte de gestion des alimentations ainsi qu'à tous les relais Reed et à la carte verte contenant une mémoire à diode. Cette section est confinée dans une zone blindée pour éviter les rayonnements parasites.

De part et d'autre de cette section centrale se trouvent les deux amplificateurs monophoniques. De l'avant vers l'arrière se trouvent les régulations linéaires des hautes tensions, les transformateurs de sortie ainsi que les amplificateurs.

Tout y tient. En ménageant des orifices permettant une circulation d'air dans les faces inférieure et supérieure, cela devrait pouvoir fonctionner sans surchauffer.

1 3 4 5 ...6 ...7 8