Machine de Moore

par Le Grincheux  

Je réchigne à utiliser un microprocesseur ou un microcontrôleur pour surveiller quelque chose d'aussi simple qu'une alimentation, fût-elle une alimentation avec temporisation d'un amplificateur utilisant des tubes électroniques.

À bien regarder, l'automate — ici, une machine de Moore synchrone avec une horloge à 4 Hz — comporte six états :

  • repos : toutes les alimentations sont éteintes ;
  • allumage : les basses tensions de chauffage montent progressivement (quatre secondes de temps de montée pour éviter les pics de courant dans les filaments de chauffage) ;
  • chauffage : maintien des basses tensions de chauffage durant soixante secondes (les soixante secondes sont suffisantes, j'ai testé les émissions des cathodes des différents tubes au lampemètre et il y a une bonne marge) ;
  • haute tension : allumage progressif de la haute tension (quatre secondes là encore) avec polarisation automatique des tensions de chauffage ;
  • maintien : basse et haute tensions présentes, amplificateur en fonctionnement nominal ;
  • extinction : la haute tension est coupée mais le chauffage des tubes reste encore actif soixante-quatre secondes ;
  • défaut : une tension (chauffage ou haute tension) est en défaut et les deux alimentations sont coupées.

Sur le diagramme d'états suivant, les états sur les transitions indiquent les variables d'entrée dans l'ordre suivant :

  1. position de l'interrupteur général (1 : marche, 0 : arrêt) ;
  2. présence de la basse tension de chauffage (1 : présence, 0 : absence) ;
  3. présence de la haute tension (1 : présence, 0 : absence) ;
  4. compteur de cycles valant 15 (1 : compteur valant 15, 0 : compteur différent de 15) ;
  5. compteur de cycles valant 255 (1 : compteur valant 255, 0 : compteur différent de 255).

Les quatre variables de sortie sont dans l'ordre :

  1. commande de la basse tension ;
  2. commande de la haute tension ;
  3. maintien du compteur de cycles à zéro ;
  4. défaut.

Le compteur de cycles est un simple compteur 8 bits déjà étudié dans un article précédent.

Fig. 1 : automate de gestion de l'alimentation (le même en grand)

L'automate comportant sept états, il requiert trois bascules. Le lien entre les sorties de ces bascules et les variables de sortie vérifie la table de vérité suivante :

États Basse tension Haute tension Reset compteur Défaut
000 0 0 1 0
001 1 0 0 0
010 1 0 0 0
011 1 1 0 0
100 1 1 1 0
101 1 0 0 0
110 X X X X
111 0 0 1 1

Tab. 1 : table de vérité des sorties en fonction des états internes

Pour éviter les rebonds sur les sorties, des verrous synchrones seront utilisés derrière la logique combinatoire. L'automate fonctionnant sur fronts descendants de l'horloge, cette logique combinatoire utilisera les fronts montants.

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